L’association Equilibre des Energies (EdEn) organisait le 17 septembre son 1er débat avec la rentrée : « Le bâtiment au cœur de la transition énergétique française ».

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“Il est nécessaire de prendre en compte les vertus des nouvelles technologies d’utilisation des différentes énergies comme les solutions mixtes biénergie  couplant l’électricité avec le gaz ou le fioul, en attendant le déploiement massif des énergies intermittentes. Il est également important de mettre en œuvre une grille tarifaire attractive pour motiver les consommateurs à les installer et, investir dans les réseaux intelligents -smartgrids – indispensables au développement des énergies renouvelables » Jean Bergougnoux, président de l’association EdEn.nts

Bruno Léchevin, président du conseil d’administration de l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) était l’invité d’honneur de cet échange avec Jean Bergougnoux, président de l’association EdEn.

Dans une rentrée riche d’un point de vue environnemental et énergétique (restitution du débat national sur la transition énergétique, conférence environnementale les 20 et 21 septembre, préparations budgétaires…), le débat « le bâtiment est au cœur de la transition énergétique » a été riche avec, tout au long de la discussion, une idée chère aux deux intervenants : placer la  lutte contre la précarité énergétique au cœur du débat de la transition énergétique.

« La rénovation des bâtiments existants, qui sont responsables de 40% de la consommation de l’énergie finale et de plus de 20% des émissions de gaz à effet de serre (GES) est une priorité absolue, d’autant qu’elle est un enjeu à la fois environnemental, économique et social » a déclaré Bruno Léchevin en guise d’introduction.

Pour réussir l’objectif ambitieux du plan de rénovation énergétique de l’habitat, qui est de rénover 500 000 logements par an jusqu’en 2017, Bruno Léchevin a annoncé lors de cet atelier-débat, un des chantiers phares de l’ADEME : le lancement du guichet unique.

Lors de son déplacement prévu aujourd’hui, jeudi 19 septembre dans le Nord pas de Calais, le Premier ministre a d’ailleurs annoncé un nombre de mesures importantes pour la concrétisation du plan de rénovation énergétique de l’habitat dont le lancement du guichet unique. « Opérationnel dès la fin de cette semaine, le guichet unique est une plateforme nationale qui renverra vers des dispositifs au niveau local et qui rassemble toutes les intelligences et compétences privées ou publiques ; professionnels du bâtiment et du financement, collectivités, fournisseurs d’énergie, etc. Son objectif est d’informer et d’accompagner les particuliers dans leur projet de rénovation car l’expérience nous a démontré que si les ingénieries techniques et financières  sont très importantes, l’accompagnement est un élément crucial pour réussir nos ambitions » a annoncé Bruno Léchevin.

Jean Bergougnoux a salué cette initiative qui répond à l’une des recommandations revendiquées par Equilibre des Energies « Il est indispensable mettre en place  un plan d’actions global qui permettra une rénovation énergétique raisonnée et raisonnable des bâtiments basée sur le ratio coût/efficacité des investissements. Seul un programme global permettra de mettre l’innovation au service de l’efficacité énergétique et de la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre qui est à l’origine de notre engagement dans la transition énergétique. Par exemple, il est urgent et indispensable de remplacer de manière systématique les anciens convecteurs mécaniques dans une dizaine de millions de logements, communément appelés ‘grille-pain », par les radiateurs électriques intelligents de dernière génération. Cela permettrait de réaliser des économies, au niveau national, équivalentes à 1 ou 2 tranches de centrales nucléaires. selon l’âge du parc des appareils ancien ».

Plus globalement, pour atteindre les objectifs du facteur 4, l’ADEME a proposé des visions 2030-2050 qui proposent une division par 2 de la consommation énergétique d’ici 2050, sans être aucunement un scenario de décroissance ou de désindustrialisation mais au contraire un levier d’innovation, de croissance et de compétitivité puisque l’analyse macro-économique permet d’estimer à environ 330 000 le nombre d’emplois créés à l’horizon 2030.

Selon l’agence, pour s’engager résolument sur la voie de la transition énergétique, il faut agir tant sur l’innovation technologique que sur les changements de comportement, en ayant toujours à l’esprit qu’il n’y a pas de solutions uniques : il s’agit à chaque fois de raisonner sous forme de bouquet mixant des solutions éprouvées et des solutions émergentes.

Jean Bergougnoux va plus loin. Au-delà de l’indispensable sobriété énergétique, la «décarbonation » aussi poussée que possible des productions et consommations d’énergie apparaît comme un objectif prioritaire de notre pays. Celle-ci passera, bien entendu, par un développement important d’énergies renouvelables (EnR) électrogènes, éoliennes et photovoltaïques.

Les investissements d’avenir doivent prendre en compte les vertus des nouvelles technologies d’utilisation des différentes énergies en termes de régulation fine et de pilotage afin de maintenir la recherche d’une filière d’excellence en France.

« La mesure de la performance énergétique ne doit pas se baser sur notre niveau de consommation mais sur les émissions de CO2 nécessaires à la production de notre énergie. Quel que soit le scénario retenu pour le nucléaire, nous pouvons partir sur l’estimation d’une production à hauteur de 50% à l’horizon 2030/2050. Si nous voulons atteindre les objectifs du facteur 4, il est indispensable de diminuer les émissions de CO2 liées à la production électrique. Pour cela il faut envisager les substitutions possibles économisant la production de CO2 même si leur implication en termes d’économie d’énergie finale n’est pas totalement évidente, comme c’est le cas pour les énergies renouvelables et les systèmes électriques.

Parmi les technologies émergentes citées lors de cette rencontre, il faut citer les smartgrids communément présentés comme une brique indispensable de la transition énergétique qui va permettre aux consommateurs, aujourd’hui passifs, de devenir des consommateurs actifs, informés, libres de choisir leurs sources d’énergie et même de devenir des consommateurs producteurs.

L’introduction massive des énergies renouvelables ne se fera, en effet, dans de bonnes conditions que si l’on dispose des moyens pour piloter une partie de la demande électrique afin de faire face, en temps quasi réel, à la forte variabilité systématique ou aléatoire de ce type de production.

C’est pourquoi EdEn défend les applications thermiques de l’électricité dans les bâtiments résidentiels et tertiaires (chauffage des locaux et de l’eau) qui se prêtent dès aujourd’hui particulièrement bien à ce type de pilotage et s’y prêteront encore mieux demain grâce aux smartgrids (dont Linky est l’une des premières applications).

Le bâtiment électrique apparaît donc ainsi comme un atout majeur dans la conduite de la transition énergétique puisqu’il consommera une énergie largement « décarbonée » et soutiendra le développement des EnR électrogènes.

Prochain atelier-débat organisé par EdEn,

jeudi 17 octobre, à 8h30, au restaurant Waknine,

«Comment financer la rénovation des bâtiments dans la transition énergétique?»

avec René Ricol, ancien commissaire général à l’investissement du Gouvernement de F. Fillon et Jean Bergougnoux, président de l’EdEn.

Contacts presse

Bertrand Dussauge Nathalie LAURENT

bd@equilibredesenergies.org nlaurent@nklconseil.com

+33 6.19.19.19.28                                                                           +33 6 03 98 19 41

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